Un article français parle de la série

Article de Serie-ALL sur MLP:FiM

Focus sur My Little Pony : Friendship Is Magic

Que se passe-t-il ? Entre Ugly Betty numéro 1 du classement Serie-All et maintenant ça, vous vous demandez si ce n’est pas Girly-All plutôt. La vérité, je vous rassure, c’est que Serie-All est maintenant environ 20% plus cool…

Par Xeella

Si vous suivez un peu l’internet anglophone, vous avez sans doute remarqué un accroissement impressionnant d’images et de vidéo de poneys. Mais attention, pas de n’importe quels poneys ! On parle de la génération 4 de la gamme fétiche des petites filles, My Little Pony : Friendship Is Magic.

Mon Petit Poney, c’est, je ne vous apprends rien, une chaîne de jouets pour fillettes éditée par Hasbro à partir des années 80. Comme cela ce faisait beaucoup à l’époque, la promotion des jouets passait par une ligne de dessins animés faisant intervenir les produits à vendre. Inutile de vous dire que pour nous autres sériephiles, c’est un peu synonyme d’horreur, encore plus dans un univers niais destiné aux petites filles.
Mais le truc, c’est que parmi celles qui étaient fans des jouets MLP à l’époque se trouve une certaine Lauren Faust, qui désormais travaille dans l’animation, et est connue pour son travail sur The Powerpuff Girls et Foster’s Home for Imaginary Friends, des séries reconnues pour leurs qualités graphiques et narratives. Et cette dernière s’est vue confier la réalisation de la génération 4 de My Little Pony, sous-titrée Friendship Is Magic.

Pourquoi ?

« Mais, me direz vous, ce n’est pas parce que la créatrice est bonne dans son boulot que c’est forcément bien ! Et en plus ça reste pour les petites filles, c’est girly et gnan-gnan. »
En fait, le maître mot de My Little Pony : Friendship Is Magic semble être : « j’assume ».
Les développeurs n’ont pas honte de respecter la charte qui leur est imposée et en profitent pour créer un univers complètement décalé, où les poneys règnent en maître sur la nature, dans des cités adaptées à leur anatomie. Le coté girly est tellement poussé à fond, entre petits cœurs, papillons et arcs-en-ciel, qu’il en devient caricatural, ironique et hilarant. Par contre, il en résulte aussi que le scénario est cousu de fil blanc et que l’histoire se doit de conserver une certaine rigidité morale.
Mais le show prouve que « pour petites filles » n’est pas synonyme de « mauvaise qualité », au contraire !
On aime ou on n’aime pas, mais force est de constater que le travail fourni par les animateurs est de très haute qualité. Les personnages sont dynamiques, tout en conservant un côté mignon nécessaire ; de même, la palette graphique reste cohérente et agréable malgré sa sur-utilisation de couleurs criardes. L’animation est fluide et détaillée et, en regardant bien, on peut voir de nombreux détails pas forcément utiles, mais qui renforcent l’immersion, tels que de légères expressions des poneys dans les dialogues.
Le son est aussi d’une grande qualité. Entre les doublages et la musique, rien ne vient entacher le show. Le travail des voix est poussé au point de remplacer certains mots comme ‘everybody’ par ‘everypony’, et bien entendu, les accents qui se doivent de coller à la personnalité de chaque poney, sont très soignés. Les chansons, composées par Daniel Ingram, sont aussi de très bonne facture, que ce soient les ritournelles de 30 secondes poussées par Pinkie Pie (oui, ce nom vend du rêve) ou les compositions magistrales comme ‘Art of the Dress’, particulièrement bien écrite.
Car la volonté de l’équipe créatrice était de faire une série destinée aux petites filles qui puisse permettre aux parents de passer un bon moment s’ils décident de regarder avec elles. Du coup la série s’adresse aussi aux adultes : derrière les gags premier degré un peu usés se trouvent de nombreux jeux de mots et autres références, destinées elles aux adultes. Le second degré fleurit donc largement au cours des épisodes, principalement dans une ironie acidulée sur son propos. Attention cependant, car cet humour est anglophone dans l’âme, et malheureusement les sous-titres ne permettent que très peu de le restituer : c’est du moins mon sentiment.
Maintenant que ceci est fait, et malgré le fait que je verrai 50 000 avis disant : « défavorable » Le Cnario é tro nul, C pr lé gay. G mi 1 – K*ss, nous allons pouvoir passer à la suite.
Si vous m’avez lu jusque la, c’est soit que vous êtes intéressé par le show, soit que vous aimez mes textes. Mais comme je ne suis pas mégalo, je vais considérer que le show vous intéresse (d’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ?). Ça tombe bien parce que je n’ai pas encore présenté les personnages, qui représentent LA vraie force du show.

Par TheParagon

Les personnages principaux du show sont les « mane six », les 6 ponettes représentant chacune un stéréotype de jeune fille américaine (cow-girl, nerdy, fashionista…). Maintenant, ces personnages bien que stéréotypés se révèlent particulièrement sympathiques, car ils sont aussi pleins de défauts et de qualités, ce qui, ironiquement, les rend particulièrement humains, et donc si attirants. Comme quoi, rien n’a changé depuis les années 60 et Stan Lee (Cette référence est approuvée par la CGA, la Comics Geeks Association).

Par Steffy Beff

AppleJack : On commence par ma préférée, à savoir la ponette terrestre Applejack. Applejack est une ‘cow-girl’, comme en témoignent son chapeau, son accent Texan à couper au couteau, son manque de manières, ainsi que ses compétences si particulières avec un lasso ou un troupeau.
Une petite dernière pour la route ? La traduction française la plus fidèle de ‘Applejack’ serait sans doute ‘Calvados’.

Par Nyarmarr

Rarity : Ponette la moins appréciée des fans en raison de son caractère très féminin et de son traitement tardif, Rarity est pourtant un personnage intéressant, qui, dans tout autre TV show pour fillette, serait la ‘biatch’ rivale des héroïnes. Au lieu de ça on a le droit à un personnage ambivalent, tiraillé entre sa volonté de s’élever dans la société et les liens qui l’unissent à ses amies.

Par NecroBalam

Twilight Sparkle : malgré son nom évoquant des vampires brillants qui séduisent les adolescentes, Twilight est une licorne. Elle est la narratrice et la principale observatrice de la série, et la plupart du temps, c’est elle qui commente la morale finale. Twilight est une ponette un peu nerd sur les bords et qui préfère étudier et lire plutôt que de sociabiliser.

Par Rinkymoo

 
 
Fluttershy : comme son nom l’indique, Fluttershy est timide, très timide, mais tellement mignonne ! Elle s’occupe des petits animaux mignons de la forêt avec douceur et gentillesse, mais se laisse souvent marcher sur les pieds. C’est un personnage très apprécié des geeks, par son coté timide qui rappelle tant les filles que l’on trouve dans les pr0n jap… hem, les animes.

Par Rinkymoo

Rainbow Dash : 50% Pégase, 50% Garçonne, 100% Awesome et 20% plus cool, c’est Rainbow Dash, la meilleure ‘pilote’ de tout Ponyville. Rainbow Dash est une vraie tête brulée, capable de n’importe quoi pourvu que ce soit cool. Le plus souvent, cela consiste à voler très vite en laissant un arc-en-ciel derrière elle. Il va de soi que ce poney caracole en tête des classements de fans, rarement inquiété par les autres, sauf peut être par Fluttershy.

Par Ruby Hooves

Pinkie Pie : Pinkie est un personnage complètement déjanté, qui semble vivre dans un autre monde. C’est bien évidement le facteur humour de la série, par ses discours à coté de la plaque et sa tendance à briser le quatrième mur. Pinkie adore les cupcakes et faire la fête, et considère être la meilleure fêtarde de tout Equestria. C’est aussi un personnage qui a énormément hérité des Tex Avery.
A ces 6 sympathiques ponettes viennent se rattacher une demi-douzaine de personnages secondaires récurrents, tels que le dragon Spike, pendant masculin de la série mais doublé par une femme, ou les « Cutie Mark Crusaders », de jeunes ponettes à la recherche de leur talent spécial.

Par Faux Squared

De plus, tous les personnages secondaires bénéficient d’un soin particulier lors de leur écriture, rendant chacun d’eux inoubliables. Même les personnages tertiaires destinés uniquement à servir de background sont suffisamment typés pour s’attirer la sympathie des fans, comme « Derpy Hooves » ou « Sitting Lyra ».
Maintenant, vous avez lu ça, et vous vous dites que « oui d’accord les personnages ont l’air sympathiques mais bon quand même… Ca ne fait pas une bonne série. »
Et vous avez raison, il reste un truc. Un truc qu’on ne peut pas quantifier. Un truc qui vous transforme au cours du visionnage.  Au bout d’un moment la série vous prend aux tripes et vous vous laissez bercer par son humour. Bientôt vous fredonnez les génériques sous la douche et commencer à esquisser un sourire à la moindre vision d’un poney G4. Et soudain, avant même que vous le réalisiez, vous êtes en train de mater en boucle ‘Winter Wrap Up’ sur Youtube et votre fond d’écran représente Rainbow Dash. Vos copains vous regardent bizarrement quand vous leur dites que cette série est géniale. C’est fini, vous êtes un ‘Brony’, un ‘bro of pony’. Bienvenue dans le troupeau.
Car oui, maintenant vous avez accès à ce que MLP : FIM à de meilleur à offrir : sa fan-base.
La communauté Brony, plusieurs milliers de mâles de 20 ans regardant eux aussi un show pour petites filles, doit être l’une des plus actives sur l’internet, tellement active qu’elle s’est fait bannir de 4chan. Entre les milliers de Fan-arts ou de Fan-fictions, les jeux, les vidéos, les musiques et les gags sur la série, il y a vraiment de quoi se rassasier. Encore plus avec les ‘memes’ tels que ‘20% cooler’ ou ‘Derpy Hoove’, personnage de background tellement adulé des fans qu’il a gagné une place d’honneur dans la saison 2.
Car l’équipe de MLP : FIM est tout à fait consciente de cet audimat inattendu. Et ils en sont fiers. Lauren Faust a ainsi fait plusieurs fois références à /co/, le chan par lequel tout a commencé, et n’hésite pas à répondre aux questions des bronies (et des haters) sur son profil Deviant Art. Daniel Ingram a réussi à obtenir plus de 5000 followers Facebook en très peu de temps en leurs promettant une chanson inédite non utilisée lors de la première saison.
Exemple de pub de The Hub clairement destinée aux Bronies.
 Conclusion.

MLP: FIM c’est du bonheur en barre. Pendant 20 minutes, on a le sourire aux lèvres et on est transporté dans le monde magique d’Equestria, pour vivre des aventures délirantes avec des poneys. C’est sur que ca paraît complètement con vu comme ça, mais en fait, la série a suffisamment à offrir pour peu qu’on prenne le temps de lui donner une chance, cela veut notamment dire de pas regarder le pilote avec un pote à priori lui aussi contre cette série en envoyant des SMS (les deux personnes concernées se reconnaitront). De plus, la réponse de l’équipe à sa nouvelle fan-base ne nous augure que du bon pour la saison 2, saison qui sera couverte par votre serviteur, bien entendu.

PS : J’ai récemment eu l’occasion de regarder les épisodes en français, qui sont diffusés sur Tiji. Je me dois de constater que le doublage n’est pas mauvais, les voix collent à peu près, et les dialogues tentent au maximum de respecter l’esprit de la série. Malheureusement, il manque quelque chose, ce n’est plus « magique », dirons-nous.

Les trucs Cools :

L’animation.
L’humour.
Les poneys (sauf Rainbow Dash).
Les chansons.
La communauté.

Le truc 20% plus Cool :

Rainbow Dash.

Les trucs Moins Cools :

Les scénarios ultra basiques.
Les morales en fin d’épisode.
L’épisode 22, qui contredit quasiment tous les détails de background évoqués dans les épisodes précédents.
Je pense que la série va être très mal notée sur Série-All, alors qu’elle mérite au moins 13.

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