[Traduction] Un article de Toonzone

Revue du coffret de la Saison 1

Voici une revue de la Saison 1, parue le 19 décembre sur le site de Toonzone.
L’auteur a apprécié la série, on voit que c’est un fan de blues, et il nous livre ici son sentiment sur cette première saison et son coffret DVD, sentiment finalement pas si facile à décrire.
 
Bonne lecture à tous !

Par EunDari

Le guitariste Albert Collins, grand joueur de blues, a dit une fois, « La musique simple est la musique la plus dure à jouer au monde. Et le blues est une musique simple. » Les bases pour un blues de 12 mesures en gamme pentatonique mineure sont simples, mais « simple » ne veut pas dire « facile ». Il y a un écart gigantesque, et en quelque sorte ineffaçable, entre la compréhension de ces concepts et leur utilisation dans la création de quelque chose d’indélébile, comme l’ont fait des artistes tels que Collins, B.B. King, Muddy Waters, ou John Lee Hover. Si l’on transpose cette observation aux animations télévisées, cela explique pourquoi My Little Pony: Friendship is Magic, diffusée sur The Hub, est une série sans pareil, et aussi pourquoi son succès est si difficile à analyser. Dans son essence,  My Little Pony: Friendship is Magic est une série faite d’histoires extrêmement simples, et on peut trouver plein d’autres séries avec les mêmes qualités objectives, mais qui sont subjectivement des produits bien inférieurs. Quand même, My Little Pony: Friendship is Magic est vraiment une série exceptionellement excellente, et s’asseoir avec le DVD de la Saison 1 tout juste sorti nous permet de voir qu‘il en a été ainsi depuis le début.
L’épisode d’ouverture en deux parties, « Friendship is Magic », fait un travail formidable d’introduction des six poneys principaux: la livresque Twilight Sparkle, le garçon manqué Applejack, la tapageuse démone de la vitesse Rainbow Dash, la timide Fluttershy, la modeuse Rarity, et la fêtarde sauvage et décalée Pinkie Pie. A la surface, l’histoire a un déroulement fantasy classique, impliquant d’anciennes prophéties et une improbable bande de héros, marchant ensemble pour sauver le monde, où chaque membre du groupe prouve sa force individuelle pour défaire les nombreux défis auxquels ils font face sur leur chemin. Cela a été fait un millier de fois, et trop souvent de façon mauvaise, ou sans parvenir à se hisser au dessus de médiocre. Ceci rend le presque-parfait déroulement de « Friendship is Magic » d’autant plus remarquable, parce qu’il ne dévie pas vraiment de la formule. Il y a une créativité visuelle exceptionnelle, mais les personnages sont assez simplistes. La majorité des rebondissements sont extrêmement prévisibles; et le dénouement est visible presque dès le départ. Une histoire simple, mais les histoires simples sont les plus difficiles au monde à raconter. L’ouverture en deux parties est emblématique de ce qu’est la série, et aussi des raisons qui la rendent difficile à analyser ou à critiquer.

Par LateCustomer

Le problème est que chacun des épisodes suivants est également emblématique de ce qu’est la série. Jamais aucun épisode ne s’éloigne trop de la formule de base, et presque tous les épisodes ont une morale convenable qui est devinable parfois avant même que le générique soit lancé.
Je pourrais pointer beaucoup de choses différentes que j’aime dans My Little Pony: Friendship is Magic. Les personnages sont énormément attachants, de leur merveilleux designs expressifs aux délicieux doubleurs qui leur donnent vie. Chaque poney est individuellement et distinctement défini, et tous ont un archétype simple qui définit leur caractéristiques, et révèle d’intéressantes nuances et demi-tons. Les différences entre les poneys leur permettent également de déclencher chez les uns et les autres des réactions intéressantes, et de nombreuses morales des épisodes individuels se centrent sur comment leur unité malgré leurs différences, amène un succès mutuel. La série n’a pas un seul os de cynisme dans sa structure, et d’une certaine façon cela permet de franchir une barrière, en renversant les attentes par le fait de ne pas, absolument pas les renverser. C’est exactement ce dont ça a l’air, mais c’est joué de façon assez experte pour qu’on se sente rafraîchi après avoir regardé un épisode, exactement comme tu peux sentir une catharsis en écoutant une envolée de blues expertement jouée, alors qu’elle ne se compose vraiment que de trois notes.
Les leçons morales sont délivrées pour être douces mais pas édulcorées – une ligne extrêmement fine avec laquelle jouer, une ligne sur laquelle My Little Pony: Friendship is Magic ne marche jamais maladroitement – et les morales sont également délivrées avec beaucoup de charme et un bon humour. Ce dernier point est particulièrement important à mes yeux :  trop de séries destinées aux filles ou aux plus jeunes oublient d’être drôles, mais My Little Pony: Friendship is Magic réunit des éléments comiques solides, dans chaque épisode. Dans un autre domaine, la série n’a pas non plus peur d’aller un petit peu dans le sombre et l’effrayant, comme dans l‘épisode d’ouverture ou dans l’épisode « Bridle Gossip » qui se centre sur un mystérieux nouveau venu dans la ville de Ponyville. Il est exceptionnellement plaisant de voir comment la série désamorce ces moments plus effrayants grâce au rire et à la compréhension. Un voyage à travers une forêt effrayante est rendu acceptable quand Pinkie Pie préconise d’examiner ce qui fait peur et d‘en rire, tandis que les mystères de « Bridle Gossip » sont dissipés à la lumière de la connaissance.

Par Rom-Art

Beaucoup d’autres dessins-animés pour enfants ont les mêmes buts et aspirations, mais aucun n’est aussi charmant et attachant sans aucun effort que ne l’est My Little Pony: Friendship is Magic. C’est le Michael Jordan ou le B.B. King des séries télés pour enfant : la marque de son imposante et inégalée maîtrise est la façon dont la série semble réalisée facilement et sans effort. Les 26 épisodes étalés sur quatre DVD sont un divertissement sans pareil, validant entièrement la réputation de la série à avoir gagné une audience de tous âges et de tous genres.
Je vais éviter de lister complètement les épisodes, étant donné qu’à l’ère d’Internet il y a de meilleures ressources, plus complètes, pour cela. Il est difficilement possible de trouver un épisode  particulièrement bon comparé aux autres. Tandis que je traçais mon chemin à travers ce dvd, je continuais à me dire, « Oh, CET épisode est vraiment représentatif : je pourrais l’utiliser pour encapsuler tout ce que la série fait de bien. » Si j’y étais forcé, je dirais que mon épisode favori est « Over a Barrel », qui oppose les poneys d’une ville frontière à un troupeau de bisons, parce que les poneys ont planté sans le savoir, un verger de pommiers sur la terre de passage traditionnelle des bisons. L’épisode tourne ici une parabole plus sensible et moins violente de l’Ouest Américain, mais je suis plus qu’impressionné de voir que la série n’a pas seulement trouvé un substitut tout public aux balles à l’apogée de l’épisode, mais s’en est servi comme pivot pour l’inévitable conclusion amicale. C’est une glorieuse astuce que le peu de moralité rend amusante, et gagnante, sans se noyer dans trop de douceur. Je suis également un peu partial quand il s’agit de « Sonic Rainboom », car voir Rainbow Dash repousser les limites de son enveloppe pour rompre la barrière du Sonic Rainboom, est tellement, énormément inspirant, qu‘il est devenu complètement compréhensible de voir des types militaires et machos avoir envie de porter des patchs de morale My Little Pony.
My Little Pony: Friendship is Magic a eu deux sorties DVD « pour femme au foyer » jusqu’ici (avec un troisième sorti en concurrence avec ce set), et le set de cette saison 1 est une exclusivité Amazon.com. La qualité de la série à elle seule ferait de ce set un des meilleurs achats de l’année, mais Shout! Factory a également fait un superbe travail d’assemblage et de présentation des quatre DVDs. Le large écran de présentation est excellent, mais avec l’animation moderne digitale cela n’est pas surprenant. Le DVD est également livré avec une piste audio stéro Dolby Digital 2.0; J’aurais préféré du Dolby Digital 5.1 pour une plus haute fidélité de son et de musique, mais il n’y a pas de complaintes à faire sur la qualité de la bande son que nous avons là. Le Disque 4 contient deux chansons, plusieurs profils de poneys, et des feuilles de coloriage à imprimer, mais le vrai prix bonus pour de nombreux fans sera le commentaire audio pour les deux parties de « Friendship is Magic », « Winter Wrap-Up », et le final de la saison « The Best Night Ever ». Les participants habituels sont de Hasbro Studios : Brian lenard et Robert Fewkes; réalisateur supervisant Jayson Thiessen; réalisateur James Wooton; et doubleurs Nicole Oliver, Cathy Weseluck, Andrea Libman, et Tabitha St. Germain. Ils sont occasionnellement rejoints par l’auteur-compositeur Daniel Ingram et le directeur artistique Ridd Sorensen. Notable par son absence, est la créatrice du show, et productrice exécutive Lauren Faust, bien que son empreinte soit visible partout dans la série, et qu’elle soit nommée de nombreuses fois sur les bandes de commentaire. Son absence est vivement ressentie, mais le commenaitre audio reste informatif et divertissant. Ma seule petite doléance est qu’il est un peu confus de déterminer qui dit quoi à cause du nombre de participants.

Par Brenda Hickey

Je dois admettre qu’avant de m’asseoir regarder ce DVD, j’avais une familiarité limitée avec My Little Pony: Friendship is Magic. J’avais regardé de façon sporadique les épisodes, et j’avais toujours apprécié, mais après avoir regardé un gros morceau de la série, je peux définitivement comprendre pourquoi la série a donné naissance au fandom maniaque qu’elle a. Ma presque complète incompétence à expliquer pourquoi la série est aussi bien, reste légèrement déroutante, mais finalement cela ne compte pas beaucoup. La Saison 1 de My Little Pony: Friendship is Magic est un matériau de première classe du début à la fin, se plaçant facilement parmi les meilleurs cartoons diffusés actuellement, et devenant un concurrent pour les vrais classiques de notre ère.

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