[Trad] Analyse – Ponyville: Norme ou exception?

Ponyville par Tridgeon

Aujourd’hui, je vous propose de réfléchir un peu. Et quand…

HEY! Ne partez pas! C’est parfois intéressant de se poser cinq minutes pour réfléchir à tout l’arrière-plan de MLP. Prenez Ponyville: C’est une charmante petite ville avec ses habitants, ses maisons, sa ferme, sa mairie etc… A vrai dire, quand on regarde, c’est une ville américaine typique… Sans les américains. Parce que les grandes villes américaines avec leurs grattes-ciel ne représente qu’un cinquième de la population des Etats-Unis. La majorité habitant dans ces petites bourgades au milieu des grandes vallées de la côte Est et des plaines de la côte Ouest.

Mais même si la comparaison est facile. Peut-on vraiment affirmer que Ponyville est la Norme d’Equestria? Après tout, les rares endroits que l’on a vu qui ne sont pas à Ponyville sont: Canterlot, Manehatten et l’Empire de Crystal. Et même en étant très large d’esprit, on peut difficilement dire que Ponyville ressemble à ces endroits.

Cette Analyse vous est offerte par DrWolf et traduite par moi-même.

Retrouvez l’analyse, sa traduction et sa vidéo originale après la coupure.

Ponyville: Norme ou exception?

Quand on regarde Ponyville, on a l’exemple parfait d’une communauté joyeuse, amicale et en pleine expansion. En fait, on ne retrouve pas les problèmes habituels qu’on penserait avoir dans une ville comme celle-ci.

En revanche, on peut retrouver des problèmes anormaux. Par exemple, une infestation de Parasprites! Ou encore, Discord qui fait de ce charmant endroit, la capitale mondiale du chaos. Ainsi qu’une hystérie collective autour d’une peluche enchantée. Il y a même eut la revanche d’une professionnelle du spectacle qui a tenté de prendre le contrôle de Ponyville pour imposer son image partout dans la ville.
Rassurez moi, on ne voit quasiment jamais une invasion de petits animaux qui dévorent tout ce qui bouge ou non. C’est un problème, certes, mais il est exceptionnel.
Attack of the Parasprites par HerrMyrdin
En tout cas, ce ne sont pas des problèmes que l’on ne retrouve pas dans une ville normale. Même si ce sont des histoires intéressantes, où sont passés les problèmes normaux? Ils semblent très peu et l’accent n’est pas mis dessus très fréquemment. Il y a bien eut Winter Wrap Up ou l’envoi d’eau à Cloudsdale, où toute la communauté a aidé dans des problème normaux. Avec cela, on a vraiment l’impression que Ponyville est THE PLACE TO BE. C’est l’endroit où il fait bon vivre et où tous les problèmes normaux ne sont pas compliqués à résoudre.

Cependant, il y a des éléments qui font que l’on peut se poser des questions sur la vrai vie à Ponyville. Si l’on enlève toute la joie de vivre, on retrouve des pièces du puzzle qui ne collent pas ensemble. Car même si les Mane 6 semblent jeunes, elles donnent aussi l’impression d’être indépendantes et de se débrouiller seules.

Bien sûr, dans certains cas, c’est tout à fait logique. Si l’on prend l’exemple de Twilight Sparkle, puisqu’elle est l’élève de Célestia, on se doute bien qu’elle aie pu aller à Ponyville sans vraiment poser de question. Après tout, cela peut s’apparenter à un stage. Pour Applejack, elle vit dans une ferme depuis… Sa naissance! (si on oublie sa virée à Manehatten) On se doute bien qu’elle n’a pas attendue d’être grande pour aider au travail de la famille. Apple Bloom le fait bien de temps en temps. Et même Pinkie Pie semble avoir une histoire cohérente avec notre monde puisqu’elle est l’apprentie des Cakes. Puisque c’est le cas, les Cakes peuvent bien lui avoir loué une chambre à l’étage.
Une belle preuve d’indépendance que de s’occuper autant d’une ferme si importante dans l’économie de Ponyville.
Applejack par Reikomuffin

 Là où ça devient compliqué, c’est pour les trois autres: Rainbow Dash, Fluttershy et Rarity. Leurs situations étaient les mêmes avant l’arrivée de Twilight. Donc on se doute bien qu’elles ont du devenir indépendantes d’elle-même et que ce n’est pas l’arrivée d’un Deus Ex Machina qui les a poussé à s’émanciper. Elles avaient toutes un boulot: Rainbow Dash doit s’occuper de la météo locale, Fluttershy prend soin de la faune et Rarity  tient la Boutique Carrousel. Par conséquent, si l’on considère qu’elles soient jeunes, on peut trouver étrange qu’elles soient autant indépendantes.

C’est pour cette raison que beaucoup de fans ont rapidement pris la solution qui est la suivante: « Ceci est la norme équestrienne. »

Malgré tout, on peut se poser la question: « Est-on sûr que c’est la norme equestrienne? » Et si finalement Ponyville n’était qu’une exception?

Malheureusement, le seul endroit en dehors de Ponyville dont on possède un minimum d’information sur sa population est Canterlot. Et les seuls habitants canterlociens que l’on peut voir appartiennent à l’élite de la société. Ceux qui ont un vrai train de vie mondain. Mais cela semble vraiment normal vu que c’est la ville où sont prises toutes les décisions à l’échelle équestrienne.

La population canterlocienne semble calquée sur la population mondaine.  La légende raconte que Fancy Pants habiterait dans le XVIème
NATG Day 27 Draw a pony attending a masquerade par Wolfy Omega

Du fait que Canterlot soit la capitale, il est normal qu’un flux important de capitaux rentre et sorte de la ville. Si l’on prend l’exemple français, l’Île-De-France représente 1/3 du PIB de la France (alors que ce n’est qu’un sixième de la population).

Mais malgré cette normalité, les poneys canterlociens que l’on a rencontré semblent plus vieux que les Mane 6. Alors que ce n’est pas le cas à Ponyville. De plus, le petite bourgade n’a pas de vraie raison pour être autant dynamique économiquement que d’autres lieux équestriens. Surtout que les Mane 6 donnent légèrement l’impression d’être parmi les poneys les plus fortunés.

Car on peut considérer que leurs boulots sont tellement utiles à la société que l’on peut imaginer qu’elles touchent légèrement plus que les autres. Mais pour que cette logique fonctionne, il faudrait que Ponyville ait un réel budget pour employer toute une plâtrée de fonctionnaires. Et franchement, ça ne semble pas le cas à première vue. Après tout, si Ponyville est calquée sur une ville américaine moyenne, comment tous ces fonctionnaires pourraient être aussi bien payé?

Depuis quand les fonctionnaires donnent l’impression d’être aussi fortunés que des courtiers?
Tiré de Sleepless In Ponyville

Et si, en fait, c’était le cas? La devise équestrienne semble varier selon les épisodes. Où parfois plusieurs bits peuvent permettre d’acheter une malheureuse cerise et, l’épisode suivant, une bourse de bits permet d’avoir une douzaine de choppe de cidre. C’est la loi de l’offre et de la demande, mais dans les deux cas le ratio demande/offre semble similaire, voire opposé. Mais dans quel système économique vit Equestria?

Là où ça se complique, c’est quand on rajoute l’échange de gemmes, dont on sait depuis « Just For Sidekicks » qu’ils permettent d’acheter tout et n’importe quoi. Et si on tente de comparer cette monnaie d’échange avec les bits, on s’emmêle rapidement. Dans un épisode, Pinkie Pie utilise un sac de bits pour une douzaine de choppes de cidre. Dans un autre épisode, Trixie utilise un sac de bits similaire pour… acheter un artefact surpuissant capable de prendre possession de l’âme de chaque poney qui le porte, le transformant aussitôt en poney le plus dangereux de tout Equestria. Bref, ça ne parait pas très logique. Dans le même genre, les gemmes ont beaucoup d’incohérence. Pour le silence de quelques poneys, un gemme entier est requis. Mais pour un séchoir industriel pour animaux de compagnie, un minuscule gemme fait l’affaire.

Félicitation Spike, tu viens d’engloutir le PIB de Manehatten!
Tiré de Just For Sidekicks

Mais tout cela ne parait pas logique si l’on suppose que Ponyville est vraiment la norme équestrienne. Et si les bits et les gemmes n’avaient pas la même valeur à Ponyville que dans le reste d’Equestria. Après tout, c’est le cas dans la vraie vie. Vous ne trouverez jamais de café à 10€ ailleurs qu’en région parisienne. Et si l’on prend ces différents exemples, cela parait bien plus logique. Le cidre ponyvillien est aussi cher qu’un artefact déniché dans une ville obscure d’Equestria.

Si c’est bel et bien le cas. Pourquoi? Pourquoi une telle différence de niveau de vie? En fait, la raison est tellement simple qu’on l’a oubliée le temps d’une saison: Rarity! Quand on regarde le nombre de gemmes qu’elle est capable de trouver en une escapade, on pourrait croire que les gemmes sont aussi fréquents que le granite. Mais si on retourne la situation, il semblerait que Ponyville soit situé à côté d’un gisement de pétrole. Et d’un seul coup, tout semble cohérent.

Du jour au lendemain, une petite pouliche découvre son don pour trouver tous les gemmes qui passent sous son nez. Et soudainement, toute la ville peut muter pour devenir le centre de l’attention du fait de son immense carrière de gemmes et de ses ressources présentes en grande quantités. Les flux de capitaux arrivent enfin à leur paroxysme. Surtout que Rarity est le seul poney que l’on connaisse ayant ce don. Surtout que l’on a vu plusieurs exemples de poneys de la haute société faisant le voyage jusqu’à Ponyville pour avoir accès au talent de Rarity. Alors pourquoi n’aurait-ce pas été le cas avant l’arrivée de Twilight?

Quand on regarde Ponyville, on peut se rendre compte à quel point la ville semble dynamique. Et ce dynamisme semble homogène. Si Rarity est l’élément de la générosité, ce n’est sans doute pas un hasard. Et si la générosité de Rarity était bien plus présente à l’arrière-plan qu’au premier plan, tel un iceberg? Dans ce cas, la ville se trouverait dotée d’un budget colossal permettant l’emploi de fonctionnaires en gestion de la météo et de la faune locale. Sans oublier le fait que Ponyville est sans arrêt en train de se reconstruire à cause des différentes catastrophes anormales.

Bien entendu, ce n’est qu’une spéculation. Mais quand on compare Ponyville avec le reste, toutes les pièces du puzzle semblent s’imbriquer à l’aide de cette super-glu qu’est ce headcanon. On comprend comment Spike est capable de s’empifrer avec une vingtaine de gemmes sans causer la ruine de Twilight. Comment une apprentie pâtissière telle que Pinkie Pie est capable de débourser une bourse pleine de bits au moins une fois par an pour quelque chose d’aussi éphémère que le cidre. Comment Fluttershy et Rainbow Dash sont capables de vivre seules à un âge aussi bas.

Avec cette hypothèse, le simple fait que Rarity soit capable de trouver des gemmes permet d’expliquer toutes les incohérences de la série. Bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse! Mais au moins elle a le mérite d’expliquer toutes ces incohérences économiques.

Et donc, dans ce cas, Ponyville serait une des plus grandes exceptions équestrienne. Une ville dynamique où l’argent coule à flot, où l’on peut vraiment prendre des bains remplis de bits, où l’on peut manger de l’argent. Que Ponyville soit calquée ou non sur un modèle américain, cette hypothèse apporte une grande objection à cette affirmation.

Qu’en pensez-vous?

Ponyville est-elle une exception au sein d’Equestria? Ou alors ce headcanon est tellement perché que cela en devient stupide d’imaginer un tel scénario pour expliquer les incohérences de la série? A moins que vous ayez une meilleure idée pour expliquer toutes ces incohérences.

Analyse originale par DrWolf:

Note du traducteur: La traduction diffère légèrement pour rajouter des détails ou enlever des exemples lorsqu’ils sont suffisants.

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