[Musique] La CDthèque de Grif : Des chats, du bordel et encore des chats

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Bonjour amis poneys ! Aujourd’hui, j’inaugure ce que j’espère sera une bonne série d’articles où je vais parler musique comme à mon habitude sauf qu’ici je ne ferais pas une sélection des derniers morceaux brony sortis dernièrement mais je vous ferai une petite critique d’un album, brony ou non. Du coup je vous invite à venir après la coupure pour découvrir un album aussi surprenant et fun qu’il est bizarre et bordélique.

Je suppose que vous avez tous déjà fait au moins une fois dans votre vie pris une soirée à perdre votre temps sur YouTube à regarder des vidéos MLP utilisant des extraits de notre série préférée pour faire soit des musiques soit de joyeux bordels absolument fendards ou bien à regarder des trucs tout aussi couillons, genre le techno remix de This Is Sparta.

Eh bien, maintenant, imaginez ce genre de montage, mais totalement instrumental, joué par des musiciens épileptiques et mélangeant des styles musicaux passant du free-jazz à la drum’n bass en passant par le black metal. Voilà à peu près le genre de délire qu’apprécient les membres complètement tarés de Pryapisme.

Attention, vous allez débarquer dans…

Hyperblast Super Collider

cover

Sorti en 2013, cet album est le deuxième du groupe et fait suite à Rococo Holocaust sorti en 2010 (que je n’ai pas écouté). Un petit mot sur la cover que vous pouvez voir au-dessus qui est… particulière. Pour peu qu’on ne sache pas que c’est la cover d’un album, on pourrait facilement la prendre pour une image à la con sortie des fins fonds de 4chan avec son chat sataniste photoshoppé sur une sorte de fond spatial un peu dégueulasse.

Pour ce qui est musique, l’album est comme dit en introduction, un énorme gloubi-boulga de styles, d’ambiances et de mélodies. Il suffit juste de lancer la première piste « Un Druide est Giboyeux Lorsqu’il se Prend pour un Neutrino » (dont le clip est un montage complètement épileptique de divers gifs et vidéos trouvées sur internet) qui lance les hostilités avec un beat electro bien lourd et un riff de guitare assez foufou. Bien sûr, le morceau va partir dans tous les sens et offrir un passage qui sonnerait parfaitement dans un ascenseur ou bien un autre avec une batterie qui par en blast beat sur fond de bruit électronique complètement psychédélique. Et là, ce que je viens de décrire n’est que 5 % de la musique !

Et chaque musique va ainsi balader l’auditeur dans un environnement chaotique totalement imprévisible. Pour que vous cernez bien le délire, je vais vous décrire au mieux le morceau « Lesbian Bordello » qui ne fait qu’une minute et cinquante secondes.

Le morceau commence donc comme une sorte de remix metal d’une musique de boss sortie d’un j-rpg à la Final Fantasy et va devenir de plus en plus fou jusqu’à exploser et laisser place à un riff de guitare sautillant accompagné par quelques petites notes joyeuses de clavier. Il s’ajoutera ensuite quelques petites notes électro qui seront vite écrasées par un passage que ne renierait pas un groupe de metal prog à la Symphony X. De là, le morceau se changera en une petite mélodie cubaine entraînante et finira sur quelques petits riffs de guitare amusants. Je précise une seconde fois que la musique dure moins de deux minutes.

Vous vous dites probablement que c’est totalement indigeste d’avoir une musique aussi bordélique. Eh bien non ! L’album qui dure 54 minutes s’écoute d’une traite et je trouve que c’est dans ces cassures stylistiques que le génie opère, les grands écarts opérés ont de quoi rendre Jean Claude Van Damme jaloux mais ils n’en restent pas moins bien amenés.

Bien que l’album baigne dans une ambiance geek avec ses sonorités chiptune et son délire sur les chats qu’on retrouve sur la pochette ou avec le miaulement qui ouvre le quatrième morceau nommé « La Notion de Chiralité de Spin et d’Oscillation de Saveur des Particules Supersymétriques Définissant un Champ Scalaire Lors d’une Transition de Conifold en Cosmologie Branaire dans un Modèle Ekpyrotique » (ça ne s’invente pas un titre comme ça). On retrouve ainsi sur certains morceaux une ambiance plus sombre et plus lourde comme sur « J’ai Envie de te Claquer » qui sonne presque calme par rapport au reste, mais qui baigne quand même dans la folie propre au groupe avec même quelques petits passages breakcore qui me semblent provenir tout droit d’un morceau d’Igorrr (un musicien tout aussi barré qui mélange musique baroque, musique religieuse, électro breakcore et metal) et qui cassent l’ambiance jazzy, groovy et sombre qu’instaure le début du morceau.

Je ne vais pas décrire le reste de l’album afin de vous garder la surprise sauf pour la piste finale: « La Nuit Sur le Mont Chauvelu » qui est une reprise de « La Nuit sur le Mont Chauve » de Mussorgsky (un compositeur russe du XIXème siècle) qui prend alors un aspect symphonique et épique qui n’est pas présent sur le reste de l’album en plus de sonner un petit peu plus cohérent et homogène (mais de vraiment pas grand-chose).

En conclusion, j’adore cet album (comme je le pense d’une bonne partie des albums qui vont être abordés dans cette série d’articles) et si sur le papier, ça semble inécoutable, les 54 minutes passent à une vitesse phénoménale et à aucun moment on ne s’ennuie. Du coup si vous aimez les trucs complètement random faits avec des montages épileptiques qui traînent sur Youtube, vous allez adorer. Foncez, c’est de la bonne.

Et voilà, maintenant, je vais vous demander quelque chose, avez-vous envie d’écouter cet album ? Et si vous l’avez déjà écouté, qu’en avez-vous pensé ?

4 réflexions au sujet de « [Musique] La CDthèque de Grif : Des chats, du bordel et encore des chats »

  1. Metal0Jazz

    Oh la vache j’adore ! Je trouve ça absolument génial, c’est calme un moment et nerveux l’instant d’après, et enfin ça part dans tout les sens ! Au tout début j’ai trouvé ça un peu ridicule et après avoir écouté la chanson jusqu’au bout je suis sous le charme.

    Merci pour cette facinante découverte !

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    1. Grif Daraconis Auteur de l’article

      Mais de rien. Je t’avoue que moi aussi au début je trouvait la musique du groupe complètement nawak dans le mauvais sens du terme, mais c’est vrai qu’une fois le mindfuck de base passé, et ben y’a de quoi prendre son pieds.

    1. Grif Daraconis Auteur de l’article

      Bah en fait, c’est juste que je n’ai pas écouté son album ( sa musique étant bonne mais ce n’est pas forcément ce que je m’écoute en boucle) et comme les articles CDthèques que je compte faire seront surtout sur des albums que j’apprécie, je ne pense pas qu’il y aura du Oh Pony Boy un jour (même si j’ai conscience que c’est de la musique brony française qui est apprécié par beaucoup).

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