[Musique] Interview d’Injustrial

Il existe un style de musique électronique qui n’est pas beaucoup présent dans le fandom: il s’agit de l’éléctro industriel. J’ai donc été interviewé l’un des représentants de ce style musical j’ai nommé: Injustrial! Retrouvez l’interview après la coupure.

Je précise que l’interview date du 15 août (oui j’ai mis du temps à traduire et je m’en excuse), il est donc normal que la Buck ait évoqué au futur.
Et bien sur n’oublions pas une petite musique de la part d’Injustrial:

Grif Daraconis: Peux-tu te présenter ?
Injustrial: Je suis Injustrial, un musicien amateur de 27 ans venant de Norvège. Je suis un grand fan de MLP, de la musique brony et de la musique en général.
G.D: D’où vient ton pseudo ?
I: J’avais du mal à trouver un nom intelligent. Je voulais faire un jeu de mots et mettre en avant le style de musique que je faisais. Alors en combinant les mots « Industrial » et « Injustice », ça a donné Injustrial. Ça sonne comme une blague, mais j’aime bien.
G.D: Parlons un peu d’MLP et du fandom brony avant de parler de ta musique. Comment es-tu devenu un brony ?
I: Je suis devenu brony pendant le hiatus entre la saison une et la saison deux. Je n’arrêtai pas de voir tous ces mêmes ponyfiés, et je me suis dit que c’était parce que la série avait commencé et que les gens fonçaient sur quelque chose de nouveau. Mais il y en avait tellement. Et certains étaient très spécifiques, avec beaucoup de private jokes. Alors je me suis un peu renseigné et j’ai regardé la première saison. Je suis quelque peut tomber amoureux de la série et j’ai vite découvert les bronies et la musique brony. Ça m’a vraiment accroché, et pendant un moment, je ne pouvais parler que de ça.
G.D: Qu’est-ce que tu aimes dans la série ?
I: C’est une combinaison de tout je pense. L’animation est magnifique, le doublage est excellent. Les petites références à la pop culture ici et là. Le sentiment de joie que donne la série et aussi le fait que c’est à la base un dessin-animé pour les petites filles qui, incroyablement, n’est pas pourri. C’est un cartoon pour enfants qui est « family friendly » dans le principe que la famille peut le regarder sans que les parents ne roulent leurs yeux de frustration.
G.D: Que t’as apporté la série et la communauté ?
I: Premièrement, la communauté m’a introduit devant beaucoup de personnes géniales, particulièrement des musiciens. Beaucoup de ces musiciens sont des personnes avec qui j’ai développé une amitié et avec qui je reste régulièrement en contact. La série a aussi aidé a reprendre contact avec d’anciens amis comme beaucoup aiment la série et la communauté.
G.D: Qui est le meilleur poney ?
I: Haha, je vais avoir des ennuis, mais j’aime beaucoup Rarity. Je trouve qu’elle touche juste en étant un personnage bien développé et divertissant.. Diamond Dogs est un de mes épisodes favoris.
G.D: Que penses-tu du fandom ?
I: Je pense que c’est une impressionnante collection de personnalités, diverses, talentueuse et passionnées. J’aime comment les personnes appréciant la série ont décidé de mettre ses valeurs dans leur vie et essayent de devenir des personnes meilleures grâce à ça.
J’aime, quand je repère une personne portant un t-shirt poney, dire « Brohoof » et on en fait une de suite.
La créativité est ce qui m’impressionne le plus, je suis souvent surpris par la magnitude énorme du contenu fait par les fans.
G.D: Maintenant, passons à la musique. Depuis quand fais-tu de la musique ?
I: Je suis arrivé dans la partie il n’y a pas longtemps, j’ai seulement commencé l’année dernière en juin. J’étais dans un groupe de metal quand j’étais au lycée, mais je ne faisais pas grand-chose dans la création de la musique, je faisais juste le chant et j’écrivais les paroles.
G.D: Peux-tu décrire le type de musique que tu fait ?
I: Je fais de l’Industrial Aggrotech. L’industrial est une sorte de grands ensembles contenant beaucoup de genres différents, incluant divers artistes comme Rammstein, Marilyn Manson, Grendel, NIN et Skinny Puppy.
Je prends le chemin le plus dansant, en implantant des éléments de trance et des explosions sonores pour chauffer le sang et le dancefloor. Je prends de l’inspiration de Grendel, FGFC820, X-RX et Noisuf-X, parmi d’autres, je veux faire de la musique agressive qui peut être jouée dans une fête ou un club. Des grosses basses, des kicks lourds et des chants hurlés et brutaux sont ma marque de fabrique et du genre en général.
G.D: As-tu des artistes qui t’ont influencé?
I: En plus de ceux que j’ai mentionnés, il y a beaucoup d’influences venant d’autres artistes. Je pense que tout ce que j’écoute m’influence, quel que soit le genre ou le style.
Code64, EQAVOX, Ekobrottsmyndigheten, Alien Vampires, Rotersand, And One, Mötley Crüe. Tous les musiciens que j’écoute régulièrement, et ils doivent m’influencer plus que je ne le pense.
Après il y a beaucoup de littérature et de film, je suis un grand amateur de chaque. La nature satirique de Douglas Adams et Terry Pratchett, l’horreur rampante de HP Lovecraft et les merveilles de Lewis Carol et JRR Tolkien.
Je crois sincèrement que la créativité d’une personne est uniquement limitée par ce qu’elle a vécu auparavant.
G.D: Où trouves-tu l’inspiration pour faire tes musiques ?
I: Beaucoup de mes musiques commencent par un « et si ? » Pare exemple : »Et si Sweetie Bot devenait consciente de sa nature robotique ? » « Comment une rébellion pro-Luna se passerai ? »
Il y a beaucoup de headcanon et de changement sur les personnages concernés, et ça fait une histoire. Ensuite, je veux raconter cette histoire.
D’autres fois c’est plus simple : je fais une rythmique de batterie que j’aime et je construis autour. Commencer une musique est toujours plus dur que de la continuer.
Peut-être que je me rappelle inconsciemment d’une ligne de synthé ou d’une rythmique quelconque et je fais quelque chose sonnant un peu pareil et je crée une nouvelle musique avec ce que j’ai.
Et puis il y a les fois où je joue des notes au hasard et je les bidouille jusqu’à ce que ça marche.
G.D: Certaines de tes musiques ont des thèmes assez originaux (comme Shed.MP3 ou Stand your Ground). Où trouve tu les idées pour faire ces paroles ?
I: Shed.Mp3 est basé sur l’animation Shed.mov de Hotdiggedydemon. J’aime cette vidéo et je voulais faire quelque chose avec.
Stand Your Ground est une sorte de mélange d’interview et de news biaisés, peignant les bronies comme gamin, déviant et dérgangeant.
Les inspirations pour mes paroles viennent souvent sous deux formes:
1: Je pense à une phrase qui sonne bien et qui est assez puissante pour s’incruster dans l’instrumental.
2: Il y a quelque chose de bien spécifique que je veux dire, et j’essaye de faire en sorte que le reste s’accorde avec.
Il y a beaucoup de citations, lettres, dialogues et tout ce que vous pouvez penser qui servent de bonnes bases pour la création de paroles.
G.D: Tu fais beaucoup de musique industrielle, as-tu pensé à faire d’autres styles de musique électroniques (comme de la house, de la dubstep ou de la trance) ?
I: J’ai pensé à faire autre chose que de l’industriel, mais j’ai décidé de ne pas faire plusieurs genres et de plutôt me concentrer pour devenir bon avec un.
This Ain’t Injustrial est un sideproject où je fais des choses pour le fun et où je change un peu de ce que je fais d’habitude. Pour l’instant il y a du bizarre-à-appeler comme vous le souhaitez (The OC Song) de l’electropunk (Dyslexia) de l’EBM (pas encore sorti) et une reprise bitpop de LA is burning par Bad Religion.
Je pense aussi à faire du darkwave avec un ami si nous trouvons le temps.
G.D: Tu as fait des collaborations avec d’autres bronies (PrinceWhateverer, IbringdaLulz,
Rhymeflow, Screams From Equestria…). Est-ce une bonne expérience et penses-tu en faire plus ?
I: C’est toujours bien de travailler avec d’autres personnes, puisqu’elle apporte quelque chose à l’ensemble que tu n’as pas. Souvent, ils sont doués dans différents genres, instruments, style ou sonorités ; et l’expérience est excellente pour tous ceux concernés.
Ca aide aussi à ne pas stagner, agrandir ses horizons et avoir de nouvelles influences quand on travaille ensemble. Et le résultat final est souvent mieux que ce qu’une seule personne peut faire seule.
Beaucoup de mes musiques bronies favorites sont des collaborations et je pense que s’en est la raison.
G.D: Quels sont les logiciels que tu utilises?
I: J’ai une configuration de studio très basique, avec quelques moniteurs Yamaha HS7, une interface Sapphire 2i2, un micro sE Electronics X1 et une paire de Sennheiser HD Pro 980’s.
J’ai un M-Audio Axiom 49 pour jouer ainsi qu’un Triggerfinger pour les batteries. (Mais le Axiom a des trigger pads aussi, donc c’est juste des trucs pas très nécessaire, sérieusement).
Pour ce qui est des logiciels, j’utilise FL Studio et quelques synthés, principalement le Cakewalk Rapture, qui était gratuit si vous achetiez la 200eme sortit de Computer Music
G.D: Tu as déjà donné un concert, que penses-tu de cette expérience et penses-tu en faire d’autres ?
I: J’ai aimé jouer en live, c’était très fun. Après le Ladehammeren-show, j’ai joué à un anniversaire pour un ami avec ESA – Electronic Substance Abuse
Je vais aussi partir en Ecosse pour jouer à la Bronyscot, ce qui sera ma première performance à une convention brony.
J’éspère pouvoir en faire plus, j’aime trop les feux de la rampe pour m’en écarter.
G.D: Un mot pour les lecteurs du Poney Blanc?

I: Merci de m’avoir lu! Si j’ai attiré votre intérêt, allez voir mon travail sur Youtube, Bandcamp ou Soundcloud et laissez un commentaire. J’aime voir ce que les gens pensent et j’espère vous voir soit à la Buck soit à la Bronyscot cette année!

Laisser un commentaire