La plume est prise… à des pégases ventilateurs

Bonjour à tous et à toutes chers lecteurs. Aujourd’hui je vous propose un petit poème différent des dernières fois pour ce retour sur l’épisode.
Certains crieront au scandale, au plagiat car j’ai fusionné divers poèmes de la langue française pour porter calmement mon doux message. Mais avant de juger, lisez donc ce qui suit après la coupure.

De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? Je n’en sais rien.
L’orage a brisé la chaîne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine
Le zéphyr ou l’aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais ou le vent me mène,
Sans me plaindre ou m’effrayer:
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose.
Et la feuille de laurier.
Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.
C’était une feuille.
Qui battait au vent.
Seulement,
Il n’y avait pas de vent.
Seulement une douce brise
Que les breezies ont prise.
Brise qui
Sur le miroir du fleuve
Ramasse
Les confidences des douces clameurs.
Brise qui
Sur les sources parées de nénuphars
Recueille
Les rires des porteuses de polens.
Brise qui sur les sentiers
Dans les ramures et dans les herbes
Récolte
Les chants des poneys rêveurs.
A la vue de si belle créature
Qui volent au loin dans l’azure
Par le seul appui de ce doux vent
Majestueuse elle plane,
Puis doucement, doucement,
Dans la brume diaphane
S’en vont en avant.

par EquestrianDeviants

J’espère que ce poème vous aura plu et pour ceux qui souhaitent savoir de quels poèmes je me suis inspiré, les voici :

– Alphonse Beauregard, poème « La mouette » – recueil « Les forces »
– Antoine-Vincent Arnault, poème « La feuille » – recueil « Fables »
– Eugène Guillevic, poème « Le vent » – recueil « Exécutoire »
– Bernard B. Dadié, poème “Le vent” – recueil “Hommes de tous les continents”

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