[Hasbro] L’association Hasbro/Shapeways : une étape-clé, selon Time Magazine

Salut à tous, c’est Qbe Root avec un article de Time Magazine ! Eh ouais, rien que ça ! L’auteur, Megan Garcia, pense que le partenariat entre Hasbro et la start-up d’impression 3D Shapeways pourrait non seulement rendre la pratique de l’impression 3D plus courante, mais aussi s’avérer crucial dans l’interaction entre une marque et ses fans.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, bonne lecture !

Sources : Equestria Daily, Time Magazine

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… Qu’est-ce que tu fais encore là, toi ? Tu veux une tradu… quoi ? Bon, OK, va voir après la coupure…

Quand le fabricant de jouets Hasbro cherchait à lancer sa super boutique pour les amoureux de My Little Pony (thème : « Super Art pour Super Fans »), ils ont décidé de faire quelque chose de différent. Ils se sont associés avec la start-up d’impression 3D Shapeways et ont demandé à six designers de mettre leur patte sur ce jouet d’enfant reconnu. Tandis que le secteur commercial s’inquiétait que ce fût le début d’une débâcle des marques, le résultat fut clair : le monde de l’impression 3D fit un pas vers le grand public et un design vers une marque majeure.

Le résultat de cette alliance inhabituelle a jusqu’ici été une improvisation intéressante pour My Little Pony. Prenez Can Can Pinkie, une version modifiée du poney Pinkie Pie créée par Nikita Krutov, maintenant disponible sur le site de Shapeways. La figurine est habillée en bas résille et prête à entrer d’un pas de danse dans les livres d’Histoire en tant que premier super fan art soutenu par la marque dont il s’inspire.

Bien que la technologie d’impression 3D ait existé depuis plus de 30 ans, elle n’est que récemment entrée dans la conscience populaire : lorsque des entreprises comme MakerBot et Pirate3D ont fait les gros titres, d’abord pour avoir créé des imprimantes 3D à bas prix, puis pour avoir submergé leurs campagnes Kickstarter. Et les designers d’aujourd’hui utilisent pleinement le potentiel de ces technologies moins chères pour personnaliser ou, dans certains cas, remixer des designs existants en des créations jamais imaginées auparavant. Maintenant, les designers créent des prototypes et souvent des modèles finaux de nouvelles coques d’iPhone, de bijoux, de vases céramiques et de petites voitures qui vont du concept à la création plus vite que jamais.

Parmi les grandes entreprises, en revanche, Hasbro est encore presque la seule à vouloir s’associer avec Shapeways. La plupart des responsables marketing (les gens dont le travail est de vous faire savoir qu’un iPhone est un iPhone et que les M&Ms sont des M&Ms) ne veulent toujours pas que les fans altèrent leurs produits. C’est le b.a.-ba du marketing que le contrôle d’une marque est le meilleur moyen d’en assurer le succès.

Aller à l’encontre de cette doctrine de base du business est une bataille difficile, mais le désir d’expérience de Hasbro pourrait être le début d’une mode prometteuse qui construirait des ponts vers les fans grâce à la technologie et permettrait à l’industrie de l’impression 3D de s’épanouir.

Quelques partenariats s’établissent déjà, même sans modèle pour les faire fonctionner. Prenez par exemple un artiste qui utilise Shapeways pour établir un business très actif en vendant des répliques de circuits célèbres en porte-clés. Lorsque les dirigeants de Nuerburgring, un des circuits les plus iconiques du monde, ont vu son design de leur circuit, ils l’ont d’abord contacté pour lui demander d’arrêter de le vendre. Après discussion, le designer a négocié une licence avec Nuerburgring pour continuer la production de ses répliques en tant que produits dérivés officiels.

Alors qu’y a-t-il de si intéressant dans l’impression 3D pour les designers qui cherchent à créer des variations d’un thème préétabli, que ce soit My Little Pony ou des coques d’iPad personnalisées ? Une part vient du fonctionnement de la technologie. L’impression 3D prend un design 3D (soit d’un fichier informatique, soit d’un scan de l’objet) et construit l’objet en créant des couches successives de matière jusqu’à ce que l’objet entier soit formé. L’objet imprimé émerge d’une poudre, entièrement formé, avec les parties mouvantes intactes. Allez voir sur YouTube des vidéos qui vous permettront de voir le processus en action.

Et encore plus d’excitation naît non seulement de ce qu’on peut faire avec une imprimante 3D, mais de la vitesse à laquelle ses technologies évoluent pour continuer d’élargir les possibilités. L’impression 3D est passée au niveau supérieur la semaine dernière, quand Carbon 3D Inc. a dévoilé une nouvelle technologie qui imprime des objets solides à partir d’une bassine de liquide. Bien que l’impression liquide n’en soit qu’à ses débuts, cela ne fait qu’amplifier la réalité que l’impression 3D avance à toute vapeur, avec d’innombrables applications potentielles dans les domaines de la vente au détail, de la manufacture et de la médecine.

Mais où va donc cette technologie ? Tout droit à Imaginationville. L’impression 3D nous permet d’imaginer un futur où nos enfants pourront recevoir des leçons sur leur ville, puis imprimer un modèle 3D de leur ville. Ils pourront même créer quelque chose qui représentera les changements qu’ils imaginent pour améliorer l’endroit où ils vivent. L’impression 3D nous ouvre un monde où le fan art, au lieu d’être relégué au dos des cahiers, peut devenir de vrais objets.

Une des raisons qui rendent l’impression 3D si captivante est qu’elle peut être appliquée à un si large ensemble de produits, concepts et problèmes. En ce moment même, on peut imprimer en 3D des tissus humains, des pièces d’avion de chasse, des concepts de voitures et son propre portrait. Les scientifiques se voient même imprimer des organes humains entiers dans un futur pas si lointain.

Avec un tel potentiel à l’horizon, il est évident que les gens ne puissent plus s’arrêter de parler du futur de l’impression 3D. Lors d’une session sur l’impression 3D organisée par l’institut Copia ce mois-ci, une foule d’enthousiastes et de développeurs se sont installés autour d’une table au Tech Museum of Innovation de San Jose, Californie, pour chercher des moyens de faire passer l’industrie de l’impression 3D à travers le tumulte qu’a affronté l’industrie musicale dans les années 90, bousculée par le partage de musique en ligne. Ce chemin tortueux est passé par trois étapes : les labels de musique ont agi en justice contre les pirates, puis essayé vainement d’implémenter une gestion digitale des droits, pour finalement arriver au système actuel où les consommateurs n’achètent que la musique qu’ils veulent. (C’était quand, la dernière fois que vous vous êtes rendu compte que vous deviez acheter un album complet ?)

Comme l’a dit Natalia Krasnodebska, community manager de Shapeways, à la table ronde de l’institut Copia, beaucoup dans l’impression 3D veulent que cette industrie passe directement à la troisième étape, épargnant à tous des années de lutte à la recherche du bon moyen d’amener le produit au consommateur et d’en obtenir de l’argent.

Avec les possibilités apparemment sans limite, cependant, vient le problème de maintenir la viabilité d’une technologie en constante évolution.

L’impression 3D réduit extrêmement le prix du prototypage, qui à son tour réduit les coûts de manufacture. Elle aide tout le monde, de la grande entreprise aux docteurs qui conçoivent les prothèses, à travailler plus vite et à moindre coût. Pour cette raison, sans parler de la créativité qu’elle réveille chez le citoyen moyen, l’impression 3D en vaut la peine.

Voici quelques façons d’en faire une réalité :

  • Développer un accord de partage des bénéfices des modèles. Cela pourrait être fait par un groupe composé à la fois de représentants d’entreprises et de designers, facilité par une tierce partie comme l’institut Copia, et donnerait aux designers et aux marques une charte claire pour travailler ensemble en éliminant des potentielles poursuites légales.
  • Diffuser les histoires de partenariats prospères entre designers et entreprises. Les deux groupes n’ont pas besoin d’être en conflit, et de vrais exemples comme le partenariat Hasbro/Shapeways vont aider les entreprises à se sentir plus à l’aise pour laisser les fans créer autour de leurs marques.
  • Des problèmes légaux peuvent tuer l’innovation dans l’œuf. Nous devrions étendre la capacité de groupes de services légaux, comme New Media Rights, qui aident déjà les créateurs et les entrepreneurs à faire face aux attaques des marques et à entrer en relation avec les entreprises qui pourraient vouloir travailler avec eux.
  • Travailler avec des écoles pour amener les imprimantes dans les classes. Pour élargir la communauté de l’impression 3D et pour étendre l’accès à la technologie, les entreprises d’impression 3D devraient travailler avec des écoles pour mettre en place des imprimantes dans les salles de classe. Des entreprises comme Autodesk sont déjà en partenariat avec les écoles pour fournir gratuitement des logiciels de conception. Des imprimantes 3D pourraient s’allier à cet effort, ainsi qu’à d’autres du même genre.

Le partenariat entre Hasbro et Shapeways est un modèle que plus d’entreprises et de designers devraient adopter, mais ce n’est qu’un début. Générer des modèles que les entreprises peuvent utiliser et tester nous permettra de continuer à étendre les usages créatifs de l’impression 3D.

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