[Halloween] Les analyses Kifonpeur! – La cabane dans les bois (2012)

Le cliché, la référence et l’horreur

Quand on parle de films avec un propos méta (comprenez là que le film fait de l’auto-référence, plus ou moins cachée, à d’autres œuvres du même genre soit pour s’en moquer soit pour apporter une réflexion dessus voire les deux) dans le domaine du cinéma d’horreur on est souvent tenté de parler de films tels que Scream de Wes Craven , Shaun of the dead d’Edgar Wright et c’est tout, car on cite tout le temps ces deux-là (mais en même temps ce sont de très bons exemples).

Et là arrive en 2012 La cabane dans les bois (ou The Cabin in the Woods chez Shakespeare) réalisé et écrit par Drew Goddard et Joss Whedon. Vous connaissez ce dernier surement pour avoir réalisé The Avengers, mais ceci est une autre histoire, quant à Drew il n’a pas chômé non plus, car on le retrouve au scénario des séries Buffy, Lost, Daredevil et sur les films CLoverfield et Seul sur Mars… Et aussi World War Z… (Puke)

Et là le problème que je vais avoir c’est que vous raconter le synopsis serait à la fois une mauvaise idée et… une mauvaise idée (oui oui deux !).

Car si le plot de départ est très classique et cliché en apparence ne donnant que l’impression d’être devant un Evil Dead-like pourri (comme Cabin Fever et… le remake d’Evil Dead –« ), il est clair que très vite Joss Whedon et Drew Goddard avait une vraie idée en réalisant ce film.

Oui vous résumer le film serait vous gâcher le plaisir total de la découverte de ce film qui joue avec les attentes du spectateur et vous raconter le début ne vous donnerait pas envie de le voir, alors mon conseil allez regarder ce film et ne vous renseignez pas dessus.

En se moquant des clichés, en les détournant, en les magnifiant et en les ridiculisant, le film passe son temps, dans son troisième acte, à multiplier les références aux films d’horreurs les plus populaires et cultes. Tout en allant trouver quelques idées de mise en scène, il a un montage très efficace sans jamais se laisser aller à des facilités telles que le jumpscare ou des effets cheap pour tenter d’effrayer les ados endormies.

Bref ce film c’est des clichés bien utilisés, une pensée sur le cinéma d’horreur et un film qui sait comment doser son humour et ses moments de tensions tout en pensant à ces innombrables références cachés ou non, le tout sans jamais être grossier, « m’as tu vu » ou superficiel, presque un petit côté Joe Dante mélangé à Sam Raimi avec toutes ces références et autres stéréotypes tournés en dérision.

Pour finir si vous pensez que ces dernières années le cinéma d’horreur n’a plus de belles œuvres qui forgent son histoire, eh bien sachez que certaines étoiles s’élèvent des fois pour briller et devenir grandiose par leurs ambitions, leurs réflexions et leurs volontés de divertir.

Ou bien c’est juste car ce film est cool, très bien foutu et juste parfait pour Halloween… Va savoir!

Bonne séance et faites de beaux cauchemars !

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