[Halloween] Dead by Dawn

« Dead by Dawn ! Dead by Dawn », à traduire par « Mort avant l’aube ». Si cette réplique ne vous dit rien, c’est que vous ne connaissez pas cette scène complètement folle d’Evil Dead 2 où des possédés hurlent ces paroles au personnage principal. Alors, laissez-moi vous emmener à la découverte de la saga Evil Dead.

Alors, tout d’abord, la saga Evil Dead, c’est deux noms : Sam Raimi et Bruce Campbel, l’un est réalisateur, l’autre est acteur et tous deux se sont rencontrés en école de cinéma.

C’est avec le premier Evil Dead que les deux font leurs premiers pas et même si Sam Raimi a par la suite été connu pour avoir réalisé la trilogie Spiderman du début des années 2000 ou l’excellent film d’horreur Jusqu’en Enfer, Bruce Campbell va y incarner son rôle le plus marquant de sa carrière et il va par la suite tourner dans des séries B diverses et variées (je vous recommande l’hilarant Bubba Ho-Tep où il joue Elvis Presley dans une maison de retraite affrontant une momie) ou faire des apparitions dans des séries. Mais retournons en 1981 pour nous pencher sur le film qui a lancé leurs carrières.

The Evil Dead

Alors c’est simple, si vous êtes un fan des films d’horreur, vous devez absolument voir ce film ! Le scénario est simple, cinq amis vont dans un chalet perdu dans les bois pour y passer un week-end ensemble. Ils trouvent un enregistrement audio et un étrange livre dans la cave et à partir de là, des démons s’invitent à la fête.

En soi, le scénario est simple et peut sonner comme du déjà vu pour beaucoup (même s’il me semble que c’est ce film qui a popularisé ce type de scénario), mais son intérêt réside surtout sur le caractère totalement imprévisible des événements. On pense qu’un personnage est mort, mais non, on le revoit cinq minutes plus tard se relever, possédé par les démons bien sûr, pour venir tenter de trucider les survivants. Et ce n’est qu’un exemple, car en à peine une heure et vingt minutes, le film est plutôt généreux en situations tendues et imprévisibles.

Du point de vue de l’ambiance, le film n’a vraiment pas vieilli, le décor de ce chalet perdu en forêt et entouré de brume est vraiment inquiétant. Quant à l’intérieur, que ce soit juste la pièce principale avec son plancher qui grince et ses trophées de chasse sur le mur ou la cave humide et sombre, il y a de quoi faire peur.

En revanche, ce qui a vieilli, ce sont les maquillages et les effets spéciaux. On voit que les possédés ont juste été couverts de poudre blanche et ont mis des lentilles colorées. Et les effets gores sentent bon le sirop de fraise et la pâte à modeler, mais franchement, pour un film à petit budget du début des années 80, ils restent tout à fait correct (et apportent une dose de fun au film). Mais en vrai, le film reste quand même très gore.

En conclusion, je dirais que ce premier film est représentatif des films cultes sortis dans les années 80 en terme de cinéma d’horreur, une petite production qui sent bon l’hémoglobine, simple et efficace.

Evil Dead 2

Celui-là c’est mon favori. Six ans après le premier, Sam Raimi réalise la suite, enfin non, il refait le premier Evil Dead. Car oui, malgré le 2, Evil Dead 2 est une sorte de relecture du premier. On reprend le même pitch : des gens (ici il s’agit d’un couple toujours avec Bruce Campbell dans le rôle principal) vont dans un chalet, trouvent un enregistrement audio et un livre (le Necronomicon ici alors qu’il s’appelait livre des morts avant) et libèrent des démons.

Alors quelle est la différence? Eh bien, le film propose un ton totalement différent. Là où le premier était un film d’horreur très premier degré, celui-là est une pure comédie horrifique (la meilleure existante à mon gout, secondée par le génialissime Braindead de Peter Jackson) qui n’hésite pas à en faire des tonnes.

Le film a bénéficié d’un budget beaucoup plus conséquent. Et qui dit plus d’argent, dit plus d’effets spéciaux de meilleure qualité. En effet, c’est un véritable festival de sang et d’organes en tout genre que propose le film. L’aspect grotesque et jusqu’au-boutiste est vraiment ce qui donne le charme du film.

Là encore, il ne dure qu’une heure et vingt minutes, mais bon sang qu’elles sont intenses et complètement folles. Vraiment, je ne suis pas objectif sur ce film (je le considère comme étant mon préféré), mais pour son hystérie complètement folle, la prestation magistrale de Bruce Campbell – qui nous sort quelques punchlines mythiques (« Groovy! ») -, la réalisation totalement barrée de Sam Raimi et ses situations aussi gores que drôles, ce film est un must see absolu.

L’Armée des Ténébres

Pour vous parler du pitch de celui là, je vais devoir spoiler la fin d’Evil Dead 2, vu que ce Evil Dead 3 (nommé officiellement comme « L’armée des Ténébres« ) débute là où le 2 se termine. En gros, en tentant de bannir les démons à la fin du 2, notre Ash se retrouve envoyé au moyen-âge pour aider un roi à combattre la menace des « cadavéreux » (deadites en anglais).

Eh oui, vous avez bien lu, ce film se passe au moyen-âge. Et pour les plus peureux d’entre vous, rassurez-vous, L’Armée des Ténèbres n’a rien d’un film d’horreur. Il s’agirait plutôt d’une comédie d’heroic-fantasy complètement barré.

Je ne vais pas beaucoup en parlé vu qu’on retrouve pas mal d’éléments du 2 dedans. Rendez juste le film moins gore, mettez-y plus de punchlines mythiques ainsi que plus de n’importe quoi complètement imprévisible et vous avez de quoi passer un moment des plus fun.

Le remake

Beaucoup de monde sur Internet semblent détester ce film. C’est pour cette raison que j’ai mis un certain temps avant de le regarder (pour dire il a fallu qu’un youtuber en fasse une critique très positive pour me motiver à le regarder) et franchement je n’ai pas du tout été déçu.

En vrai, je pense que si le film s’est fait défoncer, c’est parce qu’on l’a vendu comme le film le plus terrifiant ever qui allait révolutionner le cinéma d’horreur. Parce que non, le film, même s’il a une bonne ambiance et des passages assez tendus, ne fait pas vraiment peur, il est peut-être un peu trop prévisible pour ça.

En changeant de casting et de réalisateur, le film a perdu en folie, aurevoir les plans barrés en dutch angle ou les grands angles sur le regard fou de Bruce Campbell. Mais il a gagné avec Fede Alvarez au commande (qui a par la suite réalisé Don’t Breath, un autre film d’horreur très correct) d’une réalisation solide et très frontale qui nous balance les effets gores en pleine poire. Ces effets spéciaux (principalement en practical effect, ce qui est un plus pour rendre l’aspect dégueulasse du film plus viscéral) sont d’excellente facture et on en a pour notre argent.

Niveau scénario, le pitch est grosso-modo le même, à la différence que le groupe ne part pas en week-end, mais tente d’aider une amie à faire son sevrage de drogue (ce qui pour la personne ne connaissant pas Evil Dead peut donner un peu de questionnement sur ce qu’il se passe : vraie possession ou hallucination due au manque ?).

En soi, le film est excellent et je comprends pourquoi on peut ne pas l’aimer, mais je vous recommande vraiment de lui laisser une chance et de vous faire votre propre avis. Mais je pense que si vous aimez les films gores et funs, celui-là va vous plaire.

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