[Billet d’Humeur] Pourquoi Power Ponies c’est le bien et Daring Don’t c’est le mal?

GO GO POWER PONIES
Power Ponies par Ashygirl

Comme il y a deux semaines, l’épisode sur les Power Ponies divise. Certains disent que l’épisode est mal ancré dans l’univers, que le scénario est vachement prévisible et que jamais il aurait du exister. Alors que d’autres pensent que cet épisode est le meilleur de la saison. Bizarrement, j’ai vu beaucoup de gens ayant adoré Daring Don’t cracher sur Power Ponies et inversement. Et pourtant, les rapprochements entre Power Ponies et Daring Don’t sont nombreux pour plusieurs raisons. Et je vais tenter de vous convaincre pourquoi Power Ponies a fait les bons choix quand Daring Don’t est parti dans la mauvaise direction.
Et ceci, après la coupure.

I-Les Power Ponies et Maretropolis restent fictif

C’est la raison pour laquelle une Daring Do réelle était une mauvaise idée: L’univers ne colle pas. Un univers où la moitié des personnages font des monologues bourrés de mauvaises blagues pour tenter de détruire le monde n’est pas cohérent avec MLP. Je suis parmi les premiers à dire que le plus important dans une fiction c’est sa propre logique, mais deux logiques distinctes ne peuvent pas coexister. La grande force de Power Ponies c’est que la logique de MLP est toujours là, mais une fois que l’on tombe dans le Comic c’est la logique du Comic qui prend le dessus, et ce tant que l’on reste dans le Comic. D’ailleurs, dès que nos poneys préférés sont revenus dans le monde réel, la morale de fin d’épisode a été énoncée, ce qui est cohérent avec la logique de MLP. Bien entendu si vous n’avez pas compris la logique d’Inception ou de Matrix, vous n’allez pas aimer ce genre d’astuce. Pour faire simple: La logique de MLP est toujours-là, mais, dans le Comic, cette logique devient secondaire.
En bref, TGCM
Mais du coup, vous allez être tenté de me dire que ça excuse Daring Don’t. Et bien, non! Daring Do est devenue réelle. Mais elle a été pensée comme une fiction dans la fiction. Daring Do, c’est le cliché de l’histoire d’aventure. Tout est fait pour que l’on voit que ça reste fictif au sein de l’univers. Les traits sont poussés à l’extrême, les situations reprennent les codes d’Indiana Jones, le cadrage s’inspire du Cinémascope (avec le petit flou qui donne l’impression qu’il s’agit d’une projection sur un écran de cinéma et où l’image déborde du cadre), etc… D’ailleurs, certains procédés utilisés dans Read It And Weep ont été réutilisés dans Power Ponies. Même si c’est pas aussi fin (et que d’autres séries comme Fairly Oldparents le traitaient mieux), la fiction dans la fiction reste totalement crédible.
Et puis réfléchissez un peu là-dessus: N’y avait-il pas mieux comme façon de traiter de Rainbow Dash Fangirl? Imaginez si toute l’histoire de Daring Don’t avait été une idée de ses amies pour la faire patienter un peu dans l’attente interminable (qui les énerve beaucoup) du prochain livre. Un scénario à la The Game (d’ailleurs, vous venez de le perdre) aurait sans doute donné l’un des meilleurs épisodes de la série si ce n’est le meilleur.

II-L’univers est cohérent

J’ai vu beaucoup de gens se plaindre du scénario trop prévisible, de l’exposition trop longue et de l’inutilité des explications de Spike. A tous ceux-là, ne lisez pas de Comics, vous n’allez pas aimer. C’est le principe même des Comics de faire ce genre d’histoire. Y’a un gentil et un méchant, le méchant veut tout détruire avec son nouveau plan démoniaque et le gentil stoppe le méchant juste à temps. Bien entendu, il s’écoule 3 mois entre le début et la fin de l’histoire. Les comics étant souvent construits sou forme d’arcs scénaristiques, toute l’histoire n’est pas raconté à la fin du Comic. Du coup il y a régulièrement des rappels de l’histoire pour que le lecteur qui ne s’est pas replongé dans l’arc depuis le dernier numéro puisse se rappeler des enjeux.
Pour le coup, je ne reproche pas ça à Daring Don’t qui réutilise la logique propre à Daring Do et Indiana Jones. Cette logique si elle avait été séparée d’Equestria aurait été très cohérente.

III-TGCM

Parmi les critiques que j’ai vu, certains reprochaient la stupidité de se rendre dans un Comic. Et certains reprochent le fait qu’un vendeur de comic ne devrait jamais vendre un livre comme ça. Pour répondre à ces derniers, pouvez-vous me rappeler où Trixie a-t-elle trouvée l’amulette des alicornes? Et puis on ne sait pas ce qu’est vraiment le « Maison des Comics Enchantés », est-ce qu’il s’agit d’un endroit comme les archives de Canterlot? En gros, l’univers d’Equestria est tellement vaste que les scénaristes peuvent se permettre de créer des magasins qui vendent des objets plus ou moins bizarre.
De même, en quoi la magie ne permettrait pas de se rendre dans un Comic? Pour reciter Fairly Oldparents, ça ne posait aucun problème d’avoir un épisode entier qui se déroulait dans un comic de Crimson Chin et y insérer la logique des Comics.
Certes, la magie dans MLP est plus ou moins codée. La lueur de la magie dépend de la couleur de la Cutie Mark, toute licorne a une magie qui dépend de son talent et il faut invoquer un sort pour utiliser la magie. Mais là on ne parle pas de magie de licorne, mais de magie d’artefact. Il existe différent type de magie dans Equestria: Celle de Discord, celle de la forêt d’Everfree, la magie Noire, celle des éléments d’harmonie, etc… Et par conséquent, la magie a beau être codée, elle ne se limite pas aux codes que l’on connait. En comparaison, la magie dans Fairly Oldparents était codée à l’extrême (pas de triche, pas de rupture de lien amoureux, pas de petit-déjeuner après 10:30, etc…)

IV-La morale de Power Ponies n’a jamais été traitée

C’est bête à dire, mais c’est le premier épisode qui traite du sentiment d’inutilité que peut avoir Spike. Vous ne me croyez pas? Owl’s Well that end well traitait de la jalousie qu’il pouvait avoir (et était complimenté pour son utilité), Secret Of My Excess traitait de l’avarice de Spike, Dragon Quest de son sentiment de ne pas être avec les bonnes personnes, Spike At Your Service de sa volontée de rendre la pareille, Just For Sidekicks de son avarice (de manière plus subtile) et… C’est tout. C’est le tout premier épisode qui traite réellement de l’inutilité de Spike. En fait, comme ça collait à Spike et comme certains gags dans d’autres épisodes y faisait référence, on a pu avoir une impression de déjà vu. Mais vous pouvez revérifier, dans aucun épisode, la morale a été centrée sur le sentiment d’inutilité de Spike.
Bref, cet épisode a vraiment été bien travaillé. Il respecte à la fois l’univers de MLP, c’est un bel hommage aux Comics et il apporte un épisode original pour une morale qui bizarrement n’avait pas encore été faire. 

Laisser un commentaire