[Analyse] MLP : biens des clichés…

La toile nous réserve bien des surprises. Les clichés sur MLP en font partie. Aujourd’hui je vais vous présenter quelques clichés sur la série et notre communauté.

Les bronies surprennent ou font peur dû à leur passion pour cette série pour petites filles. Mais comment nous voit-on au final ? La série voit ses personnages vite catalogués. Les bronies se voient catalogués de geeks ou de dérangés. Revenons donc sur ces clichés à travers les articles de presses qui les portent.

I- Le bronies, ces geeks derrière l’écran
En effet, les bronies sont souvent catalogués auprès des gens comme des geeks. Le mouvement étant né sur Internet, les gens estiment que seuls les aficionados du net peuvent participer à cette communauté.
Certains entendent par là une opposition aux gens qui sont indifférents à ce type de dessins animés et qui ne vont pas sur les sites du style « Mèmebase » et autres « Know Your Meme ».
D’autres soulignent aussi que le temps qui nous est accaparé par MLP fait que les « no-life » et les geeks se mélangeraient souvent.
En bref, nous serions addicts de l’ordinateur. Mais si les « no-life » et les geeks se confondent, pourquoi alors des gens se retrouvent-ils lors de conventions de bronies ? Pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas les geeks qui sont décrits. Nous sommes des gens vivant une vie normale, étudiant, travaillant. Nous passons certes une partie de nos temps libres derrière un écran et un OC.
Et pourtant, de plus en plus, les membres de la communauté cherchent à se rencontrer. Prenez les différents meet-up et conventions tels que les Bronydays.

Oh ai-je aussi parlé du fait que les bronies à l’inverse des « no-life » pouvaient être altruistes ou charitables envers leur prochain ? Maintenant c’est choses faite.

II – Les bronies, que des garçons
 Tenez, prenons ces diagrammes suivants, preuves d’un véritable cliché :

Il n’est pas étonnant d’entendre dire cela. Les gens font d’une généralité le fait que les bronies équivalent à des hommes pour la simple et bonne raison que les premiers à avoir fait le buzz sur 4chan était des jeunes hommes proches de la vingtaine.
Mais, si l’on s’en réfère à l’enquête Brony francophone, près de 23% des bronies seraient de la gente féminine dans la communauté française. MLP est donc un phénomène en voie de démocratisation.
De nombreuses filles sont présentes dans les forums et dans les conventions. Tenez par exemple, prenez ces cosplayers :

III- Les bronies, des gens fragiles ou dangereux
On demande en rigolant s’il n’y aurait pas une cellule d’assistance psychologique. Aurait-on dépassé l’âge pour visionner ce genre de vidéos, pour se déguiser en personnage de MLP ?
D’après la norme cela serait « Oui ! » mais en réponse les bronies, fidèles à leur devise, répondent : « I’m Gonna Tolerate & Love The SHIT Outta You ».
Disons plutôt que les gens ont peur du changement et de ce qui pourrait être différent. Ils rejettent les bronies car ils sont en marge avec leur devise « Love and Tolerate » de la société, plutôt individualiste il faut l’avouer. Un dessin animé est censé respecter une tranche d’âge et les adultes devraient montrer un certain sérieux.
Les bronies gardent leurs âmes d’enfant. Ils se rapprochent d’eux-mêmes. C’est pourquoi, ils sont capables de s’amuser et de délirer naturellement. Au contraire de la fragilité, c’est notre fraternité et notre ouverture d’esprit qui nous rendent plus fort. La vie n’est-elle pas assez dure pour la compliquer. Nous ne la fuyons pas, nous la vivons pleinement en grands enfants !

Les bronies seraient pour la Fox News des terroristes. Alors, allons y les amis faisons sauter une grosse bombe d’amour et de tolérance qui ponifiera tout le monde. Sérieusement êtes-vous un terroriste ? Je ne le pense pas.
IV – Les clichés sur les personnages
– Twilight Sparkle : tout le temps fourrée dans ses bouquins, elle se doit d’étudier en pratique l’amitié.
– Spyke : maladroit mais bien attentionné, il est le personnage typique des dessins animés pour petites filles où les garçons même animés des meilleurs sentiments sont et seront « par nature » extérieur au groupe des filles, qui forme la structure « idéale » du dessin animé.
– Rarity : censée représenter la générosité, elle est à elle seule un cliché de la femme moderne : obsédée par son style, vivant de travaux de coutures, fashion-victime et vivant avec un gros chat pédant.
– Fluttershy : clown blanc, elle aurait ce côté doux et attentif qui rappellerait Blanche Neige s’il n’était pas brisé de temps en temps par « un pétage de plomb la faisant adopter un côté totalement « badass » à la grande joie des fans ».
– Applejack : personnage rural qui effectue un métier traditionnellement réservé aux hommes, et qui cultive son côté « garçon manqué ».
– Rainbow Dash : au tempérament assez bravache, elle est l’autre personnage « garçon manqué » du groupe qui se manifeste comme étant la « rapide » du groupe et qui serait lesbienne.
– Pinkie Pie : « trublion » que l’on retrouve dans une série collective : seule, elle serait chiante, mais entourée de toutes ses amies, les scénaristes peuvent se lâcher pour lui faire tout et n’importe quoi au point qu’on ne retient que ses sorties.
J’avoue que sur certains points la présentation des personnages est assez véridique. Cependant, il faut prendre vraiment le temps d’analyser le caractère de chaque personnage  au lieu de se reposer uniquement sur des clichés. Mais de la sorte, cela devient un vrai cliché et l’on pourrait résumer ainsi par cette image les personnages :

« Je suis Twilight Sparkle et je suis hétéro car c’est la normalité. »
« Je suis Fluttershy et je suis lesbien car les garçons sont méchants. »
« Je suis Rarity et je suis lesbienne car les filles sont TROP modes. »
« Je suis Applejack et je suis lesbienne car j’aurais aimé être un garçon. »
« Je suis Rainbow Dash et je suis lesbienne car je suis géniale. »
« Je suis Pinkie Pie et je pourrais coucher avec tout ce qui bouge. »

Je vous laisse juger de ces clichés énoncés sur MLP, dans la forme un dessin animé pour petites filles mais dans le fond, les cutie marks sont des métaphores de la puberté et les épisodes sont poussés à l’extrême.
Le plaisir avec les clichés c’est aussi de pouvoir en rire. De la sorte, cela renforce un comportement nature et sincère de notre part. Nous sommes capables de nous afficher et d’assumer sérieusement, sans honte et sans se cacher derrière l’autodérision.
Sources :

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